Archive pour 25 décembre, 2012

TOILE

Elle n’avait jamais cessé de tisser sa toile et de la serrer autour des cous des pauvres nases qui  fréquentaient son trou à rat infecte. Ses filets étaient faits de leurs minables secrets, leurs minables vices et leur désespoir en face des instincts qui les écrasaient tout le long de leurs jours. Elle savait-par pressentiment- que le bon remède pour ces maux de conscience n’était autre que le mensonge ; et elle les a  bien servie !

L’araignée –telle une reine- au milieu de sa toile géante, choisissait ses proies avec précision et savourait la viande froide. Elle continua à vendre les mensonges.

Mais, avec le temps, les cadavres pourrissants de la toile remplissaient l’air du Bled d’odeurs nauséabondes et la toile fut découverte par les flics. Hic !

Horreur ! Tous les pauvres nases se tassaient au fond des ténèbres de peur d’affronter le scandale. Les uns  furent emprisonner et écrouer, les autres vécurent dans un cauchemar noir chaque jour et leurs cœurs battaient la chamade à chaque sonneries…   

CHAUSSURES

Que de chaussures ! Le monde en est plein à craquer. Les unes lourdes, et chutant du haut en bas, provoquant un bruit infernal, balayant toutes les roses fraiches dans un Tsunami de sang et de fumées macabres…

Que de chaussures ! Sont devenues des emblèmes imposants et des torches qui illuminent le ciel de l’art, la science, la sagesse, la connaissance… Elles restent enflammées incessamment afin de guider l’homme vers le bien mais en vain…

Que de chaussures ! Passent sans laisser de traces, anonymes, neutres, silencieuses, faibles… jusqu’au point où elles plongent définitivement dans l’oubli et l’extinction…

Que de chaussures ! Que de chaussures !… Mais en voilà une, pleine de fougue révolutionnaire, portant un grand flux de colère refoulée, lancée, soudainement et rageusement, a redonner l’espoir à tout un monde agressé et atteint dans sa profonde dignité. Grande leçon pour un gendarme pourri.

Et donnée par qui SVP ? Miss chaussure !

 

MANTEAU

Elle, regardait avidement le manteau noir.

Lui, regardait fixement la femme qui le portait.

Elle, savourait du regard, les beaux boutons bruns du manteau noir, alors que lui, matait goulument la poitrine saillante qui palpitait sous les beaux boutons bruns du manteau noir.

La jolie femme but une gorgé de café.

Elle, était heureuse de voir le manteau noir.

Lui, ne voyait que les lèvres charnues de la belle créature.

Le portable de la femme sonna, elle répondit, ces mots semblaient être du miel qui venait de dégouliner d’une ruche. La femme quitta le salon du thé tel un papillon au milieu d’un champ de fleurs.

Elle, avait prit la main de son mari, heureuse telle une petite fille, en songeant au beau manteau noir. Lui, avait fermé ses yeux comme pour protéger les dernières images de la belle et les enregistrer au fin fond de lui-même en espérant qu’elles le délivreraient du visage morbide de sa misérable femme.

Après le départ de la belle créature, elle, ne cessait pas de se demander :

-          Où a-t-elle pu dénicher ce superbe manteau noir ?

Lui, fermant toujours ses yeux se demandait :

-          Où peut- elle aller ? Avec quel homme heureux va-t-elle conclure ?

KERKEDAN

Aux premiers souffles  de l’aube, aux premiers gazouillis des oiseaux, alors que la brume se levait petit à petit vers le ciel, Kerkedan était debout devant son gourbi. Il criait de toutes ses forces :

-      Je ne me tairais plus jamais et je vais dire tous ce qui bouillonne en moi ; je continuerais à parler n’importe comment, à penser n’importe comment, à écrire n’importe quoi, à boire l’alcool ; à fumer Le hach, à se battre n’importe comment comme je l’ai toujours fait et je passerais mes gènes à mes enfants. Rien ne pourra m’arrêter ! A qui veut l’entendre à bas l’injustice !! à bas les tyrans !!  Je suis Kerkedan l’homme libre.

Soudain il entend une voix lourde et froide qui retentissait sur la plaine :

-      Hé ! Kerkedan ! Tu ne pais rien pour attendre ton tour.

MANTEAU

Elle, regardait avidement le manteau noir.

Lui, regardait fixement la femme qui le portait.

Elle, savourait du regard, les beaux boutons bruns du manteau noir, alors que lui, matait goulument la poitrine saillante qui palpitait sous les beaux boutons bruns du manteau noir.

La jolie femme but une gorgé de café.

Elle, était heureuse de voir le manteau noir.

Lui, ne voyait que les lèvres charnues de la belle créature.

Le portable de la femme sonna, elle répondit, ces mots semblaient être du miel qui venait de dégouliner d’une ruche. La femme quitta le salon du thé tel un papillon au milieu d’un champ de fleurs.

Elle, avait prit la main de son mari, heureuse telle une petite fille, en songeant au beau manteau noir. Lui, avait fermé ses yeux comme pour protéger les dernières images de la belle et les enregistrer au fin fond de lui-même en espérant qu’elles le délivreraient du visage morbide de sa misérable femme.

Après le départ de la belle créature, elle, ne cessait pas de se demander :

-         Où a-t-elle pu dénicher ce superbe manteau noir ?

Lui, fermant toujours ses yeux se demandait :

-         Où peut- elle aller ? Avec quel homme heureux va-t-elle conclure ?

DIVORCE

Soudain, Latifa se trouva, seule et face à face, avec un homme, au fond d’une ruelle sombre et déserte. L’homme avait une barbe noire qui descendait de son menton tel un balai de sorcière, il n’avait pas de moustaches car il les avait rasées comme le font ceux qu’on appelle : « Khwanjiya ». Il portait une sorte de robe blanche et courte. Elle lui arrivait à peine aux genoux, au dessus d’elle, il portait une large vareuse noire. Tout ceci lui donnait un aspect terrifiant d’un épouvantail sorti directement du monde de Lucifer.

Latifa regarda les mollets de l’homme qui étaient chevelues et lui apparaissaient comme s’ils étaient ceux d’une bête de somme. Les pieds étaient enfouis dans de grosses sandales de cuir. Latifa regarda cela car, en fait, elle n’osait pas regarder l’homme en face. Elle avait peur, très peur même, une peur froide qui la paralysa. Elle sentait une sueur froide et des frissons secouèrent tous les membres de son corps.

Le « khwanji » matait Latifa d’un regard inquisiteur comme pour juger de la beauté et la féminité de Latifa. Sentant son regard peser sur elle, elle balbutiait :

-          Allah est grand. Gloire et clémence pour son prophète.

L’homme lui répondit sur le camp :

-          Pourquoi avoir peur puisqu’il est avec nous.

Elle sentit son odeur se rapprocher d’elle, elle ferma un moment ses yeux puis les rouvrit en reculant comme une bête traquée :

-          Qu’Allah puisse éloigner de moi le chemin d’Iblis…

Il l’interrompit :

Je t’épouse sur le champ selon les lois saintes du coran.

Latifa continuait ses prières :

O Allah ! Aides moi, je ne suis qu’une pauvre femme faible et démunie.

Qu’il m’aide aussi à surmonter le chômage et mes complexes.

Sur ses paroles l’homme commença à enlever ses frusques avec précipitation. Latifa craintive lui demanda :

Que fais-tu homme ?

Je t’épouse et j’abandonne ma ceinture explosive à jamais…

LE BEAU

Il était là, debout derrière la grande table, dans un grand salon, d’un certain grand palace, vêtu d’un beau smoking noir avec chemise blanche et cravate noire, le micro à la main prêt à prendre la parole. C’était son excellence le secrétaire général d’un parti politique dont le nom semble associer tous les concepts connu du monde entier. C’était le beau.

Devant la première table était installé une deuxième plus long derrière laquelle étaient assis d’autres  personnes vêtues de noir et aussi saupoudrés que son excellence le beau. Derrière eux étaient assis les adhérents par rang. Ils ne cessaient d’applaudir et de crier les slogans du parti qui étaient nombreux. La salle ressemblait alors à un cirque, ou plutôt à une scène du roman : « La planète des singes ». C’étaient les bêtes…

Retraite

Kadir était arrivé à l’âge de soixante ans, l’âge de retraite. Ses rares cheveux, parsemés sur son crane, étaient blancs, aussi blanc que la craie avec laquelle il avait travaillé pendant plus de quarante ans. Son corps, autrefois corpulent et solide, ressemblait à un squelette de laboratoire.

Ses collègues avaient décidé de faire un cadeau symbolique à leur parrain.

Ils commencèrent à délibérer sur ce sujet. Ils parlèrent, ils discutèrent, ils soulevèrent les moindres détails de leur projet, et ce jusqu’à ce que la retraite les rattrapait tous…

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